NOS ARTISANS

Les communautés d'artisans situées aux 4 coins du globe. Découvrez leur histoire et leur savoir-faire ancestral. Tous si différents, tous si charmants.

LES WAYUU - COLOMBIE

Les Wayúu est un peuple habitant la péninsule de La Guajira, région la plus septentrionale d'Amérique du Sud et limitrophe du Vénézuela. Cette communauté de structure matriarcale s’est adaptée au climat peu clément d’un désert aux paysages étonnants faisant face à la mer des Caraïbes.

La transmission du savoir-faire repose sur les rites et les mythes: l’apprentissage du tissage marque chez les femmes l'initiation de l'adolescence. Le “Kanas” représente des figures géométriques stylisées faisant référence à l'environnement naturel des Wayúus. Plus les figures sont complexes, plus la pièce acquiert de la valeur. Pour les Wayuus, le tissage est plus qu’une pratique et un héritage de leurs ancêtres: c’est une façon de concevoir et d’exprimer la vie, un véritable art.

Les Wayúus tentent de préserver leur patrimoine culturel, leur territoire sans cesse attaqué par le gouvernement et par les industriels, ainsi que leur propre langue. Les 'rancherías' (sorte de mini village) sont des lieux de partage où l’on se retrouve entre Wayuus, loin du monde des 'arijunas' (étrangers). Pour leurs parts, les hommes Wayúu s’occupent de la confection des chapeaux en feuilles de palmier, parfaitement appropriés pour les journées ensoleillées et où le vent peut souffler très fort dans cette région reculée de Colombie, située à près de 24h de route de la capitale, Bogota.


NAZARETH - COLOMBIE

La communauté de Nazareth est située à 35 minutes de Leticia, en Amazonie Colombienne. Environ 700 personnes y vivent, la grande majorité provenant de l’ethnie Tikuna, avec la présence de quelques familles Huitoto et Cocama. Les indigènes de cette communauté alternent leurs activités d'artisanat avec d’autres activités de la vie quotidienne comme la pêche ou l'agriculture.

Le métier le plus important est le tissage de sacs et de paniers, qui permet de conserver des connaissances ancestrales transmises de générations en générations aux femmes, qui apprennent à tisser à un très jeune âge via un processus traditionnel de "torsion" de la fibre naturelle.


PUERTO GOLONDRINA - LA COLOMBIE

Les Indigènes Cubeo, habitants la communauté de Puerto Golondrina, vivent dans une plaine située dans la région du Vaupés dans l’Amazonie Colombienne.


LA CHAMBA - LA COLOMBIE

Le village de la Chamba, se situe sur les rives de la rivière Magdalena, en Colombie, à 3 heures de route de Bogota. Ce petit village d’une population de 1800 habitants pour 330 familles est impliqué dans la production de poterie noire.

Ce sont les femmes qui ont d’abord repris la tradition, afin de parer à l’absence de contenant pour le transport de la lessive jusqu’à la rivière: les femmes ont alors décidé de se remettre à fabriquer des grands seaux en céramique. Les pièces sont polis avec des pierres semi précieuses qui sont la plupart du temps léguées de mères en filles. Ce procédé rituel demande beaucoup de temps et d’habilité de la part des quelques artisans capables de réaliser ce polissage.

Les hommes sont responsables du processus de cuisson au four et du fumage des pièces, mais ce sont les femmes qui maintiennent la tradition et l’art de la poterie. Elles sont celles qui donnent forme à l'argile pour le transformer en oeuvre d’art et c’est grâce à leur travail qu’elles apportent de la sécurité financière à leur famille. À la tête de cette organisation, Astrid Betancourt, qui a rassemblé d’abord toute sa famille puis tous les artisans du village pour constituer une association. Ensemble ils ont réussi à trouver des financements pour améliorer les installations et ainsi faire face à la compétitivité du marché

Son effort est devenu un exemple pour les autres artisans mais aussi un outil pour attirer l’attention du gouvernement Colombien, Astrid ayant notamment réussie à obtenir un accord pour que l’Etat verse une aide sociale de 100US$ à chaque personne, le temps de participer à des formations. Cela a permis de former 155 habitants sur différents sujets tels que la prévention contre l'érosion des sols, le leadership ou la reforestation. L’objectif de ces formations à long terme est de continuer à préserver cette tradition d’une façon durable et respectueuse de son écosystème


LES KAMBAs - KENYA

La tribu Akamba est un groupe ethnique Bantou qui habite la région orientale semi-aride du Kenya. Ils sont d'habiles sculpteurs et vanniers. Ils vivent de la chasse, de l'agriculture et du pastoralisme.

Dans la culture Kamba, l'homme, qui est le chef de famille, s’occupe des activités de chasse et de l'élevage du bétail. La femme de son côté travaille la terre, et les grandes-mères s'occupent de la fabrication de cordes, du tissage, de la vannerie et du tannage du cuir.


LES KITUIS - KENYA

Les tisserands Kituis sont presque tous issus de communautés agricoles et vivent dans une région particulièrement aride du Sud-Est du Kenya. Certains tisserands cultivent leur propre sisal (la fibre utilisée pour le tissage) tandis que d'autres achètent la leur à des domaines agricoles situés à proximité. Alors que la sécheresse continue de rendre la vie des agriculteurs extrêmement difficile, l'herbe de sisal est robuste et pousse dans des régions aux climats extrêmes comme celui-ci.


PHU VINH - LE VIETNAM

Il existe plus de 700 villages de vannerie dans le Vietnam, pays totalisant environ 350 000 artisans. Au contraire du bois, des plantes comme le rotin et le bambou ont l’avantage de pousser très rapidement : on peut les récolter 3 à 4 ans après leur plantation. Le climat tropical avec la moussons est favorable au développement abondant de ce type de plante.

A Phu Vinh les artisans se consacrent à la fabrication d’objets en bambou et en rotin. Ils pratiquent cette tradition depuis près de 400 ans. Pas de machines ou d’usines dans ce village, tout est fait à la main selon des techniques ancestrales. Le travail se fait en petit comité, en cercle de 4 à 6 personnes, en bavardant et plaisantant

Ce village s’est spécialisé depuis plus de 400 ans dans la fabrication d’objets en bambou et en rotin. Ces deux végétaux sont omniprésents dans la campagne vietnamienne, presque tous les villages étant entourés par des haies de bambou.